A PROPOS


Clotilde Laude
Je suis costumière.

Si le spectacle est art et la couture artisanat, à mi chemin entre les deux, le costume est une savante cuisine alliant savoir faire et création.
Le spectacle est le lieu d’expression où la notion de création prend tout son sens ; nous permettant toutes les fantaisies, des tenues les plus minimalistes au plus extravagantes.
En étroite complicité avec le metteur en scène et son interprète, le costume se dessine pour servir et soutenir la pièce.
Mais ici point de recettes.
Pour chaque histoire il faut remettre en question ses techniques et redoubler d’invention  afin de s’adapter à la spécificité du costume de scène.
Car on ne porte pas sur le plateau un manteau comme à la ville, encore moins une robe de la même façon que l’on soit suspendu dans les airs ou qu’il faille la déchirer chaque soir pour les besoins  de la mise en scène.
En pratique ?
Je dessine, patronne, coupe, coud… enfin habille : théâtre, danse, musique, cirque.
Mais encore : scie, colle, visse…et  m’improvise accessoiriste.
A l’atelier ?
Les boutons sont bien rangés.
Les couleurs placées en arc en ciel.
Il  y a : un coin pour essayer, un miroir pour regarder, des mannequins à habiller, une grande table pour découper.
Dans le fond ? Une grande étagère de coupons.
Les outils y sont tranchants, coupants, piquants, chauffants, collants.
… puis des boîtes… partout des boîtes : de rubans, plumes, baleines, perles, paillettes…
Ainsi que des tiroirs : de biais, croquets, œillets…
Rangés comme des crayons à dessiner.
Aujourd’hui  je souhaite, au-delà de mon travail de costumière, ouvrir et partager mon atelier à celles et ceux qui désirent apprendre et échanger.
Et quand je quitte mon atelier, c’est en général pour m’occuper de mes enfants, ou me détendre en jardinant.

Parcours technique 

Après des études générales dans les arts appliqués, je suis un parcours autodidacte, et me forme auprès de couturières pratiquant à la fois les techniques classiques du flou et du tailleur, ainsi que les procédés industriels.
Ralliant mes connaissances en couture à mon expérience de danseuse, je crée des costumes adaptés à la danse et aux disciplines circassiennes. D’abord repérée dans le théâtre de rue, je travaille ensuite principalement dans le cadre du spectacle vivant.
Ma rencontre en 1999 avec  Babeth, avec qui je collabore régulièrement, me mène à l’Opéra National de Paris : du  poste de couturière  à celui de responsable de production costume.
Occasionnellement je détourne la couture pour des marionnettes de cinéma d’animation, des éléments de décors ou des accessoires de jeux.
C’est dans la Drôme en 2005, que je fixe mon propre atelier.